Plusieurs raisons de ce déplacement sont avancées :
- Recentrer le bourg dans son territoire afin de faciliter sa fréquentation et son accès, en particulier à l'école.
- Le nouveau lieu choisi : "le Traouquebert" se situe sur une voie, surnommée "la route des bouviers", très fréquentée, notamment par le transport de bois vers le train du Nizan, puis Bordeaux.
- L'ancien bourg était peu peuplé, une centaine d'habitants sur les 723 de la commune, recensés en 1866. Il ne comptait que l'église, le presbytère, le cimetière et seulement quelques maisons, contrairement aux quartiers et particulièrement celui de Lucbernet (179), le plus éloigné de l'ancien village.
- La traversée du Naou à la Grave du Tour posait souvent des problèmes à cause de ses débordements réguliers.
De plus le contexte était favorable. La vente des communaux qu'entrainaient le loi d'assainissement et de mise en valeur des Landes de Gascogne de Napoléon III, donnait à la commune les moyens d'investir dans les bâtiments nécessaires à un centre bourg (publics ou religieux). Ainsi la Mairie en plus de l'église et du presbytère créa sur ce nouveau site, l'école des garçons et l'école des filles, la mairie.
En outre et c'est là une particularité très originale et qui facilita l’émergence d'un vrai bourg , la commune mis en vente 10 lots de part et d'autre de la Voie N° 4 avec obligation aux acquéreurs d'exploiter les terrains mais aussi et surtout d'y construire immédiatement une maison. Elle possédait alors pas loin de 6000ha.
En 1866, le nouveau bourg compte déjà 15 maisons et 56 habitants, sur les 723 répartis dans les différents quartiers :
Répartition par quartier en 1856 :
- 179 Lucbernet, Grison Pallas dans 26 maisons.
- 102 Arnaudet, Bladey dans 12 maisons
- 109 à l'ancien bourg, Hus et Pirette compris dans 17 maisons
- 122 Bourrin, Dulas, Lagassey, Le Parias, dans 22 maisons
- 52 Capdessus, Dumène, Porteteny, dans 8 maisons
- 83 La Vigne, Caplanne, Moulin de Bas, Moulin Neuf, dans 11 maisons
- 10 Lagrave du Tour, dans 3 maisons
En 1856 Callen compte 30 cultivateurs, 21 colons , 18 bergers , 12 brassiers, et 5 journaliers, mais aussi 2 forgerons , 3 meuniers, 1 tuilier, 1 tisserand, 3 tailleurs, 1 charpentier, 1 menuisier, 1 marchand.
En 1876 s'y rajoute un boulanger, un tenancier , deux aubergistes , un charbonnier , une couturière.
On estime qu'il y avait encore 10000 moutons vers 1900 à Callen.
En 1841 la commune possède 6000 hectares, en 1905 elle n'en possède plus que 40.
En 1935, Callen était dotée d'une usine à gemme avec atelier de produits résineux et distillerie, qui lui a permis de développer une grosse activité jusque dans les années 1960.
En 1960, une scierie "La Versaillaise" s'est installée à l'entrée du bourg et a offert des emplois aux habitants.
En 1979 Callen hérite de 400 hectares et 3 maisons don de Madame Fernande Dupuy.
